Fiche livre
Nature Morte
Points forts : plus de 300 dessins réalisés au fusain et à la pierre noire, un récit touchant mêlant des morceaux d’une enfance passée à la campagne et des expériences artistiques d’un plasticien-musicien d’aujourd...
Résumé
Présentation de l’ouvrage
Points forts : plus de 300 dessins réalisés au fusain et à
la pierre noire, un récit touchant mêlant des morceaux
d’une enfance passée à la campagne et des expériences
artistiques d’un plasticien-musicien d’aujourd’hui. Préface
d’un grand nom de la littérature (Bernard Chambaz).
Quatrième de couverture
J’avais dix ans.
Par jeu morbide, j’ai abattu le coq d’une flèche dans le cou.
J’en fus mortifié.
Avec l’aide de mon frère, la dépouille a été dissimulée dans l’estomac du fumier, pour une disparition sans
trace. Ce coq était puissant et dominateur, au cri conquérant ; un simple petit trou et c’est l’arrêt sur image,
après quelques rapides et violentes convulsions, c’est l’immobilité, le mutisme, le bec entrouvert.
Ce livre est une méditation sur la fugacité de mes choses, l’effacement des formes, des habitats et des
habitants. Une promenade parmi mes fantômes, leurs têtes et leurs visages – les paysages les plus
fascinants de la Terre.
Choses inanimées puisque disparues, inanimées puisqu’abattues, inanimées puisqu’oubliées.
Inquiet et tendu, j’assiste aux desseins et aux ombres d’un dialogue rompu avec les bêtes.
Pourtant ma mémoire reste vive et colorée. Je veux en restituer les traits et les sons.